4ème de couverture :
«Juin 2018. J’effectue une entrevue sur les ondes de Radio-Canada avec l’écrivain Édouard Louis. On discute ensemble de son parcours de transfuge de classe. Mes parents sont à l’écoute. L’histoire de pauvreté économique, culturelle et politique des parents d’Édouard Louis les renverse tant elle ressemble à la leur. C’est un choc.
Plus tard, ma mère m’écrit ce message : “Ce que ton père pis moi on a vécu, y’a plein de gens d’ici qui l’ont subi aussi, christie. Ça prendrait quelqu’un pour raconter ça un jour.”»
Né d’un père analphabète et d’une mère peu scolarisée, Jean-Philippe Pleau a grandi à Drummondville, rue Duplessis, dans une famille ouvrière. Les circonstances de sa vie lui ont cependant permis de poursuivre des études universitaires en sociologie et de devenir animateur de radio. Il est aujourd’hui étranger au monde d’où il vient, sans vraiment appartenir à celui dans lequel il a abouti. Rue Duplessis est l’histoire de cette déchirure sociale. Un récit émouvant où Jean-Philippe Pleau raconte sa migration intérieure, parfois violente, souvent étonnante, jamais banale.
Le roman d’une vie qui se lit comme une lettre d’amour adressée à ses parents : un amour séparé par une distance de classe.
Auteur de Au temps de la pensée pressée, Jean-Philippe Pleau est sociologue. Il travaille à la radio de Radio-Canada depuis 2005 où il a coanimé l’émission C’est fou… avec Serge Bouchard de 2010 à 2021. Il y anime l’émission Réfléchir à voix haute depuis l’automne 2021.
Commentaires :
Livre de sociologie très intéressant.
Jean-Philippe PLEAU évoque son ascension sociale et son changement de classe. Enfants de parents pauvres et sans éducation scolaire, il a réussi à faire des études à l’université jusqu’au doctorat pour être animateur de radio à Radio Canada.
Il retrace sa vie en nous faisant vivre son enfance avec des points caractéristiques que l’on retrouve dans beaucoup de familles au Québec, voire même aussi en France. Et il nous explique son ascension sociale mais si ce n’est pas toujours si simple.
Aujourd’hui, nous sommes des générations qui ont souvent fait plus d’études que leurs parents et qui ont changé de classe et surtout de niveau de vie.
C’est la première fois depuis des siècles, que des générations s’élèvent au-dessus de celles de leurs parents.
Je pense, fondamentalement, que les nouvelles générations risques de vivre le procédé inverse et de baisser de classe et de niveau de vie par rapport à leurs parents.
Livre passionnant à lire. Bonne lecture.
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